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La Bible Ostervald de 1744 avec les arguments et les réflexions de l'auteur.

PRÉFACE

sur cette nouvelle édition



Lors qu’on publia la « Liturgie des Églises de Neuchâtel », il y a environ trente ans, on fit connaître dans la préface qu’on s’était principalement proposé de rétablir la lecture de l’Écriture sainte dans le service public et que pour rendre cette lecture plus utile, on avait jugé nécessaire de joindre aux chapitres qu’on lisait dans l’Église des arguments qui en indiquassent le contenu et des réflexions qui en montrassent l’usage. On ne rapportera pas ici les raisons qu’on eut d’en user de la sorte. On dira seulement que quand on travailla à ces arguments et à ces réflexions, on n’avait aucune pensée que cet ouvrage, qui n’était destiné que pour l’usage particulier des Églises de Neuchâtel, dût jamais voir le jour. Mais les copies s’en étant répondues et l’« Illustre Société » établie à Londres, pour la « Propagation de la doctrine chrétienne », les ayant fait traduire et imprimer en anglais en l’an 1716, on se vit engagé à les publier en français, ce qui fut exécuté en l’an 1720.
Quelque temps après, on prit la résolution en Hollande, d’imprimer une Bible où les arguments et les réflexions fussent joints à chaque chapitre afin que ceux qui lisent les livres saints pussent faire cette lecture avec plus de commodité. On fit part de ce dessein à M. Ostervald, Pasteur de l’Église de Neuchâtel et auteur de ces arguments et de ces réflexions et on le pria de faire en sorte que les chapitres des livres des Rois et des Chroniques où les mêmes histoires sont rapportées et qui avaient été mis en harmonie dans l’édition de Neuchâtel fussent rangés dans leur ordre naturel et eussent chacun son argument et ses réflexions à part. Il y consentit et il donna une nouvelle forme à cet endroit de son ouvrage. Ensuite de quoi on vit paraître la belle « Édition de la Bible », qui fut imprimée à Amsterdam en l’an 1724.
Depuis, les exemplaires de cette Bible étant devenus rares, on a pensé à la réimprimer à Neuchâtel. Ce dessein ayant été communiqué à M. Ostervald, il a revu tout son travail et il y a apporté divers changements. Il a corrigé les fautes qui s’étaient glissées dans l’édition de Hollande. En conservant la version qui est reçue dans nos églises, il y a fait des corrections qui paraissaient nécessaires et changé des expressions et des manières de parler qui ne sont plus en usage et qui pouvaient causer de l’obscurité
Il a aussi ajouté en plusieurs endroits des notes sur le texte et des éclaircissements et outre cela de nouveaux arguments et de nouvelles réflexions sur un grand nombre de chapitres où l’on n’en avait point mis d’abord à cause qu’on ne les lit pas dans le service public, tels que sont ceux qui ne contiennent que des dénombrements et des généalogies. Il y a cependant quelques chapitres qui n’ont point de réflexions parce qu’il aurait été difficile de dire quelque chose de bien précis et de bien certain sur ces chapitres-là qui de l’aveu de tout le monde ont des difficultés. On a imité en cela des docteurs célèbres qui ont pris le parti du silence où le sens ne leur paraissait pas tout à fait clair. Dans un ouvrage de la nature de celui-ci, qui doit être à l’usage de toutes sortes de personnes, on a dû éviter de rien avancer qui ne fut certain et incontestable et d’entrer dans un détail et dans des discussions qui ne feraient qu’embarrasser les lecteurs.
Ceux qui pourraient être surpris qu’il y ait des chapitres partagés en deux lectures sont priés de considérer qu’on a été obligé d’en user ainsi lorsque les chapitres étaient fort longs et qu’ils contenaient beaucoup de matière, cela pour ne pas trop prolonger le service et afin que les réflexions n’étant pas trop chargées, ni trop étendues, le peuple pût plus aisément les retenir.
Les éditeurs de cette Bible y ont joint les livres apocryphes, qui n’étaient pas dans l’édition d’Amsterdam et ils les ont imprimés tels qu’ils sont dans la Bible de M. Martin. Mais M. Ostervald n’a point travaillé sur ces livres-là et les arguments qui s’y trouvent ne sont pas de lui.
Mais comme ce serait en vain qu’on fournirait aux chrétiens des secours pour lire l’écriture sainte avec fruit, s’ils ne s’appliquaient pas à cette lecture, ou s’ils ne la faisaient pas avec les dispositions nécessaires, on a jugé qu’il ne serait pas hors de propos de donner quelques instructions sur ce sujet dans un « Discours préliminaire ».




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